Au cours de la première moitié du 20e siècle, de plus en plus de Montréalais, anciens et nouveaux, migrent vers le nord de la ville, alors en pleine campagne. Très agricole, sinon complètement vierge, le territoire desservi par les Caisses populaires Desjardins Saint-Alphonse d’Youville et Sainte-Cécile se densifie rapidement. Une banlieue à la fois résidentielle et industrielle voit ainsi le jour, du côté nord de la voie ferrée du Canadien Pacifique, jusqu’au Sault-du-Récollet.
À l’époque, ce secteur a vite été surnommé « la Cité du Nord », car bien qu’elle soit éloignée du Vieux-Montréal actuel, cette partie de la ville était tout de même autonome et suffisante. Vaste, le territoire compte de nombreux édifices publics et institutionnels, plusieurs écoles, églises, commerces, entreprises en tous genres.
Grâce à ce développement progressif, la Cité du Nord est pratiquement indépendante du reste de la ville de Montréal. À titre d’exemple, la rue Saint-Hubert était favorablement comparée à la rue Sainte-Catherine. Gare Jean-Talon, marché Jean-Talon, parc Jarry, collège André-Grasset, Institut des sourds-muets sont autant d’institutions uniques à Montréal et bien reconnus et propres à la Cité du Nord.


